Hameçonnage : comment reconnaître un e-mail piégé ?
Hameçonnage : les signes d'un e-mail piégé, quoi faire en cas de doute ou de clic, et cinq questions pour évaluer votre entreprise.
Un e-mail de votre banque, d’un fournisseur ou de votre dirigeant vous demande d’agir vite : c’est peut-être un hameçonnage. Ces messages sont de mieux en mieux imités. Voici comment reconnaître un e-mail piégé, et quoi faire quand le doute s’installe.
Qu’est-ce que l’hameçonnage ?
C’est un message qui se fait passer pour un expéditeur de confiance afin d’obtenir quelque chose : un mot de passe, un paiement, l’ouverture d’une pièce jointe. On parle aussi de « phishing ». Il arrive par e-mail, mais aussi par SMS ou par téléphone.
Quels sont les signes qui doivent alerter ?
- L’urgence : « votre compte sera fermé », « paiement à faire aujourd’hui ».
- L’adresse de l’expéditeur : le nom affiché est correct, mais l’adresse réelle ne correspond pas.
- Le lien : en passant la souris dessus, l’adresse qui s’affiche n’est pas celle du site attendu.
- Une demande inhabituelle : changer un RIB, acheter des cartes cadeaux, envoyer un mot de passe.
- Une pièce jointe non attendue, surtout une facture ou un document « à valider ».
Une orthographe parfaite ne prouve rien : les messages frauduleux sont aujourd’hui bien écrits.
Si votre comptable recevait demain un e-mail de votre part demandant un virement urgent, que ferait-il ?
Que faire en cas de doute ?
- Ne cliquez pas, n’ouvrez pas la pièce jointe.
- Vérifiez par un autre canal : appelez l’expéditeur à un numéro que vous connaissez déjà, pas à celui du message.
- Allez sur le site en tapant vous-même son adresse.
- Signalez le message à la personne qui s’occupe de votre informatique.
Et si quelqu’un a cliqué ?
Cela arrive, y compris aux personnes prudentes. L’important est de le dire tout de suite.
- Changez immédiatement le mot de passe du compte concerné, depuis un autre appareil.
- Prévenez votre banque si un paiement ou des coordonnées bancaires sont en jeu.
- Faites vérifier le poste et les règles de la messagerie : les fraudeurs y créent souvent un transfert automatique discret.
Quelles sont les erreurs à éviter ?
- Reprocher le clic. Celui qui a peur d’être blâmé se taira la prochaine fois.
- Compter sur le seul filtre anti-spam.
- Valider un changement de RIB sur la foi d’un simple e-mail.
- Utiliser le même mot de passe sur plusieurs services. Voir notre article : mots de passe, trois réflexes qui changent tout.
Votre entreprise est-elle protégée ? Cinq questions
- Vos équipes savent-elles à qui signaler un message douteux ?
- Un changement de RIB est-il toujours confirmé par téléphone ?
- La double authentification est-elle active sur la messagerie ?
- Chaque personne a-t-elle un mot de passe différent pour chaque service ?
- Avez-vous déjà parlé de ce sujet en réunion d’équipe ?
Si vous répondez non à deux de ces questions, c’est le bon moment pour en parler.
Ce que Facile IT prend en charge
Nous réglons les protections de votre messagerie, nous activons la double authentification et nous vérifions les comptes après un incident. Nous pouvons aussi expliquer les bons réflexes à vos équipes, simplement, à partir de vrais exemples. Voir notre page infrastructure et Office 365.
Questions fréquentes
Ouvrir un e-mail suffit-il à être piraté ?
En général, non. Le risque vient du clic sur un lien, de la saisie d’un mot de passe ou de l’ouverture d’une pièce jointe. Dans le doute, supprimez le message sans rien ouvrir.
Comment vérifier l’adresse réelle d’un expéditeur ?
Cliquez sur le nom de l’expéditeur : l’adresse complète s’affiche. Comparez-la lettre par lettre avec l’adresse habituelle, y compris ce qui suit l’arobase.
Le filtre anti-spam ne bloque-t-il pas ces messages ?
Il en bloque beaucoup, pas tous. Les messages les mieux imités, envoyés à peu de personnes, passent plus facilement. La vigilance de chacun reste nécessaire.
Les SMS et les appels sont-ils concernés ?
Oui. Les mêmes méthodes s’appliquent : urgence, lien à cliquer, demande de code. Un organisme sérieux ne demande jamais un mot de passe ou un code par téléphone.