Création de site internet : le guide complet pour les TPE et PME
Création de site internet : le guide complet pour les TPE et PME. Étapes, contenus, référencement, budget, propriété du site, obligations et erreurs à éviter.
Créer un site internet paraît simple tant qu’on ne s’y est pas mis. Puis viennent les questions : quel type de site, quel budget, quels textes, qui s’en occupe ensuite, et comment être trouvé sur Google. Ce guide de la création de site internet reprend tout dans l’ordre, pour une petite ou moyenne entreprise, un artisan, un commerce ou un cabinet. Il ne vend rien : il vous aide à décider, à préparer votre projet et à poser les bonnes questions à votre prestataire.
Pourquoi créer un site internet quand on a déjà les réseaux sociaux ?
Parce que les deux ne font pas le même travail.
- Les réseaux sociaux vous font connaître de ceux qui vous suivent déjà. Vous n’y êtes pas chez vous : les règles changent, la visibilité baisse, un compte peut être suspendu.
- Le site répond à ceux qui vous cherchent. Quelqu’un tape votre métier et sa ville dans Google : c’est votre site, et votre fiche d’établissement, qui peuvent apparaître.
Un site vous appartient. Il rassemble ce que vous faites, pour qui, où, et comment vous joindre. C’est aussi lui qu’un futur client consulte pour vérifier que vous êtes sérieux, juste avant de vous appeler.
Quand un client potentiel tape votre nom dans Google, que trouve-t-il aujourd’hui, et est-ce vous qui l’avez écrit ?
Site vitrine ou site e-commerce : lequel vous faut-il ?
Le site vitrine
Il présente votre activité et amène des demandes de contact. Il convient à la grande majorité des entreprises de services, des artisans et des professions libérales. Son objectif tient en une phrase : que le visiteur comprenne ce que vous faites et vous contacte. Voir notre article : site vitrine, que doit-il contenir pour amener des contacts.
Le site e-commerce
Il vend en ligne : catalogue, panier, paiement, livraison. C’est un point de vente à part entière, avec ce que cela suppose de travail quotidien : produits à mettre à jour, commandes à préparer, clients à qui répondre. Voir notre article : créer un site e-commerce, quelles questions se poser avant.
Comment choisir ?
- Vous vendez un service, un savoir-faire, une intervention : site vitrine.
- Vous vendez des produits que l’on peut commander sans vous parler : site e-commerce.
- Vous faites les deux : un site vitrine avec une partie boutique, plutôt que deux sites à entretenir.
Dans le doute, commencez par un site vitrine bien fait. Une boutique peut s’ajouter ensuite ; l’inverse est plus coûteux.
Quelles sont les étapes de la création d’un site internet ?
1. Définir l’objectif
Un site sans objectif devient une plaquette en ligne que personne ne lit. Décidez ce que vous attendez de lui : des appels, des demandes par formulaire, des commandes, des candidatures. Tout le reste en découle.
2. Savoir à qui vous parlez
Qui sont vos clients, que cherchent-ils, avec quels mots ? Un dirigeant ne tape pas la même chose qu’un particulier. Notez les dix questions que l’on vous pose le plus souvent au téléphone : ce sont les sujets de vos pages.
3. Construire le plan du site
Une page par sujet. En pratique :
- l’accueil ;
- une page par service ou par famille de produits ;
- une page qui vous présente ;
- les références ou réalisations, si vous pouvez en montrer ;
- le contact ;
- les pages légales.
4. Préparer les contenus
C’est l’étape la plus longue, et celle que tout le monde sous-estime. Les textes et les photos font la valeur du site, bien plus que le graphisme. Nous y revenons plus bas.
5. Concevoir la mise en page
L’apparence vient après le contenu, pas avant. Elle doit servir la lecture : un message clair en haut de page, des titres qui se suivent, un bouton de contact toujours à portée de main. Et elle doit fonctionner d’abord sur téléphone.
6. Construire et tester
Le site est monté, puis vérifié : sur ordinateur, sur tablette, sur téléphone, avec plusieurs navigateurs. On teste le formulaire, les liens, la vitesse, les pages légales.
7. Mettre en ligne
Nom de domaine, hébergement, certificat de sécurité, redirections si un ancien site existait. C’est une étape technique courte, mais qui ne pardonne pas l’improvisation.
8. Faire vivre le site
Un site n’est jamais terminé. Mises à jour de sécurité, nouvelles réalisations, articles, horaires : c’est la régularité qui le maintient visible.
Que faut-il préparer avant de contacter un prestataire ?
Vous gagnerez du temps, et vous obtiendrez des réponses comparables, si vous arrivez avec quelques éléments écrits. Une ou deux pages suffisent.
- Votre activité en quelques lignes, et ce qui vous distingue.
- Vos clients : entreprises, particuliers, les deux ; leur secteur ; votre zone d’intervention.
- L’objectif du site.
- Les pages que vous imaginez.
- Deux ou trois sites que vous appréciez, et pourquoi.
- Ce que vous avez déjà : logo, photos, textes, nom de domaine, ancien site.
- Qui s’en occupera chez vous, pendant le projet et après.
- Votre échéance, s’il y en a une : salon, ouverture, saison.
C’est ce que l’on appelle un cahier des charges. Il n’a pas besoin d’être technique : c’est au prestataire de traduire votre besoin en solution.
Quels contenus prévoir, et qui les écrit ?
Les textes
Écrivez pour vos clients, avec leurs mots. Une page efficace suit presque toujours le même ordre :
- ce que vous faites, dit simplement, dès la première ligne ;
- pour qui, et dans quelles situations ;
- comment cela se passe, étape par étape ;
- les questions que l’on vous pose souvent, et leurs réponses ;
- une invitation claire à vous contacter.
Évitez le vocabulaire de métier et les formules creuses. « Nous réparons votre ordinateur chez vous ou à distance » vaut mieux que « des solutions innovantes au service de votre performance ».
Les photos
De vraies photos de votre équipe, de vos locaux, de votre travail inspirent plus confiance que des images achetées, que l’on reconnaît au premier coup d’œil. Une demi-journée de prises de vue suffit souvent pour illustrer tout le site.
Qui écrit ?
Vous connaissez votre métier ; le prestataire sait structurer une page et la rendre lisible par Google. Le meilleur résultat vient du travail à deux : vous donnez la matière, il la met en forme, vous relisez.
Si vous deviez expliquer votre activité en deux phrases à quelqu’un qui ne vous connaît pas, que diriez-vous ?
Ces deux phrases sont le début de votre page d’accueil.
Comment être trouvé sur Google ?
C’est la question que tout le monde pose, et celle où l’on entend le plus de promesses. Soyons clairs : personne ne peut garantir une première place. Google décide seul de son classement. En revanche, on sait ce qui aide.
Ce qui dépend du site
- Une page par sujet, avec un titre clair qui reprend les mots que vos clients tapent.
- Des textes utiles, qui répondent à de vraies questions, plutôt que des pages vides.
- Un site rapide, lisible sur téléphone.
- Une structure propre : des titres hiérarchisés, des liens entre les pages, des adresses lisibles.
- Des informations cohérentes : même nom, même adresse, même téléphone partout.
Ce qui dépend de vous
- La fiche d’établissement Google : gratuite, c’est elle qui alimente la carte dans les recherches locales.
- Les avis clients : demandez-les simplement, après une prestation réussie, et répondez-y.
- La régularité : un site que l’on enrichit est mieux considéré qu’un site figé depuis trois ans.
Le référencement local
Pour une entreprise qui travaille sur un secteur géographique, c’est le plus rentable : viser « votre métier + votre ville » plutôt que votre métier seul, où la concurrence est nationale. Voir notre article : référencement local, comment apparaître sur Google près de chez vous.
Combien de temps faut-il ?
Un site neuf met plusieurs semaines à être pris en compte, et plusieurs mois à trouver sa place. Méfiez-vous de quiconque vous promet un résultat en quelques jours.
Combien de temps faut-il pour créer un site ?
Tout dépend de la taille du site et, surtout, de la disponibilité des contenus.
- La construction technique d’un site vitrine va vite quand les textes et les photos sont prêts.
- Ce qui allonge un projet, presque toujours : attendre les contenus, les validations, les décisions.
- Un site e-commerce demande davantage : catalogue, paiement, livraison, lien éventuel avec votre logiciel de gestion.
Le meilleur moyen de tenir un délai : désigner chez vous une personne qui décide, et réserver du temps pour les contenus dès le départ.
De quoi dépend le prix d’un site internet ?
Il n’existe pas de prix unique, et un chiffre donné sans connaître votre projet ne vaut rien. Le budget dépend de quelques éléments simples :
- le nombre de pages et leur complexité ;
- qui rédige les textes et fournit les photos ;
- les fonctions particulières : boutique, prise de rendez-vous, espace client, plusieurs langues ;
- le lien avec vos autres outils : logiciel de gestion, stocks, facturation ;
- la reprise d’un ancien site : contenus à conserver, redirections à prévoir.
À ce budget de création s’ajoutent des frais récurrents, à connaître avant de signer : le nom de domaine, l’hébergement, la maintenance.
Pour comparer deux propositions, vérifiez qu’elles couvrent la même chose. Les écarts viennent souvent de ce qui n’est pas écrit : la rédaction, le référencement, la formation, la maintenance.
Nom de domaine, hébergement : à qui appartient votre site ?
C’est le point le plus important du contrat, et le plus souvent négligé.
- Le nom de domaine est votre adresse sur internet. Il doit être enregistré à votre nom, avec votre adresse e-mail, et vous devez en avoir les accès.
- L’hébergement est l’espace où le site est installé. Là encore, le compte doit être le vôtre.
- Les contenus (textes, photos, logo) vous appartiennent, et vous devez pouvoir les récupérer.
- L’accès à l’administration du site doit vous être remis, avec les droits complets.
Trop d’entreprises découvrent, le jour où elles veulent changer de prestataire, que leur nom de domaine est au nom de celui-ci. Récupérer un domaine peut alors prendre des semaines.
Savez-vous à quel nom votre nom de domaine est enregistré, et avez-vous les identifiants pour y accéder ?
Quelles sont les obligations légales d’un site ?
Un site professionnel doit comporter plusieurs éléments. Les principaux :
- Les mentions légales : identité de l’entreprise, coordonnées, hébergeur, directeur de la publication.
- Une politique de confidentialité : quelles données vous collectez, pourquoi, pendant combien de temps, et comment exercer ses droits.
- Le consentement pour le formulaire de contact, et pour les cookies de suivi si le site en dépose.
- Les conditions générales de vente, le droit de rétractation et l’information sur les prix, pour un site qui vend.
- L’accessibilité : un site lisible par tous, y compris au clavier ou avec un lecteur d’écran, est aussi un site mieux construit.
Les règles évoluent : faites relire ces pages par votre juriste ou votre expert-comptable, et vérifiez les textes officiels.
Faut-il prévoir une maintenance ?
Oui. Un site est un logiciel exposé sur internet : il a besoin de mises à jour, comme un ordinateur.
- Les mises à jour de sécurité, à faire régulièrement.
- Les sauvegardes, conservées ailleurs que sur le serveur du site, et testées.
- La surveillance : le site répond-il, le formulaire fonctionne-t-il, le certificat est-il valide ?
- Les évolutions : une nouvelle page, un service en plus, des horaires qui changent.
Un site laissé sans mise à jour finit par être piraté ou par cesser de fonctionner. C’est rarement spectaculaire : le plus souvent, on s’en aperçoit des mois après. Voir notre article sur la règle du 3-2-1 pour les sauvegardes.
Quelles sont les erreurs à éviter ?
- Commencer par le graphisme. Le contenu décide de la forme, pas l’inverse.
- Parler de soi avant de parler du client. La page d’accueil répond d’abord à « que pouvez-vous faire pour moi ? ».
- Tout mettre sur une seule page. Chaque service mérite la sienne, pour vos visiteurs comme pour Google.
- Négliger le téléphone. La majorité des visites se font sur mobile.
- Un formulaire trop long. Nom, e-mail, message : le reste se demande ensuite.
- Ne pas être propriétaire de son nom de domaine et de son hébergement.
- Mettre en ligne sans redirections quand un ancien site existait. Voir notre article : refonte de site internet, quand faut-il s’y mettre.
- Croire à la première place garantie.
- Oublier la suite : ni maintenance, ni mise à jour, ni personne pour répondre aux demandes.
Comment choisir son prestataire ?
Quelques questions suffisent à faire le tri.
- Vous écoute-t-il avant de proposer ? Un bon prestataire commence par comprendre votre activité.
- Explique-t-il simplement ? Vous devez comprendre ce que vous achetez.
- À qui appartiendront le nom de domaine, l’hébergement et les contenus ?
- Pourrez-vous modifier vos textes vous-même ?
- Que comprend exactement la proposition : rédaction, photos, référencement, formation, maintenance ?
- Que se passe-t-il après la mise en ligne, et à quelles conditions ?
- Peut-il montrer des sites qu’il a réalisés ?
Méfiez-vous des engagements de longue durée dont on ne sort pas, et des offres où le site reste la propriété du prestataire.
Votre projet de site est-il prêt ? Cinq questions
- Savez-vous dire en une phrase ce que vous attendez de votre site ?
- Avez-vous la liste des pages dont vous avez besoin ?
- Disposez-vous de textes et de photos, ou savez-vous qui les préparera ?
- Votre nom de domaine est-il enregistré à votre nom, avec des accès que vous détenez ?
- Une personne de l’entreprise est-elle chargée de suivre le projet, puis le site ?
Si vous répondez non à deux de ces questions, c’est le bon moment pour en parler.
Ce que Facile IT prend en charge
Nous créons des sites vitrines et des sites e-commerce, de la première discussion à la mise en ligne, puis dans la durée.
- Nous commençons par vous écouter : votre activité, vos clients, ce que vous attendez du site.
- Nous construisons le plan et les contenus avec vous, page par page.
- Nous réalisons un site rapide, lisible sur téléphone, que vous pouvez mettre à jour vous-même.
- Nous le préparons pour Google : une page par service, des pages locales utiles, une structure propre. Sans promesse de première place.
- Nous nous occupons de la mise en ligne : nom de domaine, hébergement, redirections, à votre nom.
- Nous assurons la maintenance et les évolutions.
Notre particularité : nous travaillons aussi sur les logiciels de gestion et sur l’informatique des entreprises. Relier une boutique à votre gestion commerciale, régler la messagerie de votre nom de domaine, sécuriser l’ensemble : c’est le même interlocuteur. Voir nos pages création de site internet et logiciels de gestion, et notre façon de travailler.
Questions fréquentes
Combien de pages faut-il pour un site vitrine ?
Autant que de sujets sur lesquels vos clients vous cherchent. Pour une petite entreprise, une page d’accueil, une page par service, une présentation, un contact et les pages légales forment une bonne base. Mieux vaut peu de pages utiles que beaucoup de pages vides.
Peut-on créer son site soi-même ?
Oui, des outils en ligne le permettent, et c’est une solution honorable pour démarrer. Leurs limites apparaissent avec le temps : référencement, fonctions particulières, lien avec vos autres outils, propriété du site. La vraie question est celle du temps que vous pouvez y consacrer.
Faut-il refaire son site tous les trois ans ?
Non. Un site bien construit et entretenu dure. On le fait évoluer par petites touches, et l’on ne le refond que lorsqu’il ne correspond plus à l’activité ou qu’il est devenu impossible à maintenir.
Mon site sera-t-il visible sur Google dès la mise en ligne ?
Il sera consultable tout de suite par ceux qui ont son adresse. Pour apparaître dans les résultats, il faut que Google le découvre et l’évalue : comptez quelques semaines pour les premières pages, davantage pour une bonne position.
Faut-il un blog ou une rubrique d’actualités ?
Seulement si vous pouvez l’alimenter. Quelques articles qui répondent aux questions de vos clients sont utiles, pour eux comme pour Google. Une rubrique abandonnée depuis deux ans fait l’effet inverse.
Peut-on garder son nom de domaine en changeant de prestataire ?
Oui, s’il est à votre nom. C’est précisément pour cela qu’il faut le vérifier avant de signer quoi que ce soit.
Un site e-commerce peut-il se relier à mon logiciel de gestion ?
Oui : les articles, les prix et les stocks viennent du logiciel, et les commandes y retournent. Cela évite la double saisie et les ventes de produits épuisés. C’est un travail à prévoir dès le début du projet.
Que se passe-t-il si mon site est piraté ?
On le remet en état à partir d’une sauvegarde saine, on corrige la faille, on change les mots de passe. D’où l’importance d’une maintenance et de sauvegardes régulières : sans elles, il faut parfois tout reconstruire.