← Toutes les actualités

IBM i (AS/400) : faut-il le garder ou le remplacer ?

IBM i (AS/400) : faut-il le garder ou le remplacer ? Les vrais risques, les options possibles et cinq questions pour faire le point.

L’IBM i, que beaucoup appellent encore AS/400, fait tourner l’activité de nombreuses entreprises depuis des décennies. Faut-il le garder ou le remplacer ? La question revient à chaque départ en retraite d’un informaticien. Voici comment y répondre sans précipitation.

L’IBM i est-il dépassé ?

Non. Le système est toujours développé et maintenu par IBM, et il fonctionne sur du matériel récent. Sa fiabilité reste l’une de ses grandes qualités. Ce qui vieillit, ce n’est pas la machine : ce sont parfois les programmes écrits il y a longtemps, et surtout les personnes qui les connaissent.

Quels sont les vrais risques ?

  • La connaissance : une ou deux personnes savent comment tout fonctionne, et rien n’est écrit.
  • Le matériel ou le système : une version ancienne, qui ne reçoit plus de correctifs.
  • Les sauvegardes : elles tournent depuis des années, mais personne n’a essayé de restaurer.
  • L’isolement : le système n’échange pas avec les outils plus récents, et l’on ressaisit.

Si la personne qui connaît votre IBM i s’absentait trois mois, qui saurait relancer un traitement bloqué ?

Quelles sont les options ?

  • Garder et entretenir : mettre à jour, documenter, sécuriser. C’est souvent la voie la plus raisonnable.
  • Moderniser : garder le cœur, et ouvrir le système vers les autres outils.
  • Remplacer : passer à un autre logiciel de gestion. C’est un projet lourd, à décider pour de bonnes raisons. Voir notre article : changer de logiciel de gestion, quelles questions se poser avant.

Comment décider ?

  • Le système répond-il encore aux besoins du métier ?
  • Combien coûterait une journée d’arrêt ?
  • Peut-on trouver et garder les compétences nécessaires ?
  • Les programmes sont-ils documentés, ou peuvent-ils l’être ?

Un système qui fait bien son travail n’a pas à être remplacé parce qu’il est ancien. Il doit en revanche être maintenu et documenté.

Quelles sont les erreurs à éviter ?

  • Remplacer par réflexe, sans avoir mesuré ce que le système fait réellement.
  • Ne rien faire, et découvrir le problème le jour d’un départ.
  • Laisser les sauvegardes sans jamais tester une restauration.
  • Garder des comptes et des mots de passe inchangés depuis des années.

Votre IBM i est-il sous contrôle ? Cinq questions

  • Au moins deux personnes savent-elles l’exploiter au quotidien ?
  • Les traitements importants sont-ils décrits par écrit ?
  • La version du système reçoit-elle encore des correctifs ?
  • Une restauration a-t-elle été testée récemment ?
  • Les comptes d’accès ont-ils été revus ces dernières années ?

Si vous répondez non à deux de ces questions, c’est le bon moment pour en parler.

Ce que Facile IT prend en charge

Nous assurons la maintenance et l’exploitation de systèmes IBM i : suivi des traitements, programmes de commande, sauvegardes, comptes. Nous vous aidons à documenter ce qui ne l’est pas, pour que le système ne dépende plus d’une seule personne. Voir notre page logiciels de gestion.

Questions fréquentes

AS/400, iSeries, IBM i : est-ce la même chose ?

Ce sont les noms successifs d’une même famille. Le nom actuel du système est IBM i ; AS/400 reste le plus connu.

Peut-on trouver des compétences IBM i aujourd’hui ?

Elles sont plus rares qu’avant, ce qui rend la documentation d’autant plus importante. Il existe des prestataires qui en font leur métier.

L’IBM i peut-il échanger avec des outils récents ?

Oui : fichiers, bases de données, services en ligne. Cela demande un travail de mise en place, pas un remplacement.

Faut-il renouveler le matériel ?

Quand il n’est plus maintenu ou que la version du système qu’il supporte ne reçoit plus de correctifs, oui. Le renouvellement se prépare comme une migration, avec des tests.

À lire aussi